Chapitre 4

Chapitre 4
____ Tout est noir autour de moi, je ne vois rien, j'entends simplement le crépitement des gouttes d'eau sur le sol. Chaque impact se fait de plus en plus fort, de plus en plus bruyant, jusqu'à faire place à une immense étendu d'eau qui se confond avec le ciel. Le vide se laisse emplir par l'horizon lointain. Je ne reconnais rien, je ne sais pas où je suis. J'entends soudain une voie qui ne m'est pas familière, mais pas inconnue non plus, se perdre dans l'immensité de ce lieu. Je ne comprends pas les paroles de cette voie. Les paroles sont de moins en mois clair, jusqu'à ce que je me réveille d'un coup. Tout ceci n'était qu'un rêve, ce vide, cet horizon, tout. Regardant l'heure sur mon réveil je vois qu'il est bientôt l'heure pour moi d'aller en cours, je me lève donc pour me préparer. Je me rends ensuite dans le salon afin d'y retrouver ma mère, pour éclaircir les curieux évènements de la veille. Je lui décris l'étrange sensation que j'ai ressenti, cette soif qui me pris au plus profond de moi, et également l'étrange changement de couleur de mes yeux. Elle resta quelques minutes dans le silence total, laissant échapper un murmure entre chacune de mes phrases.
- En attendant le retour de ton père, je ne veux plus que tu approches de cette fille c'est bien compris ?
- Pourquoi ? Que ce passe t'il avec Ashelia ?
- Je n'en sais pas plus que toi figures toi, nous devrons attendre le retour de ton père pour pouvoir éclaircir ton étrange réaction.
- Très bien...
____ Une fois la discussion terminée je pris mon sac et partis au lycée. Etant partie en avance je m'y rendis à pieds afin de ne pas croiser Ashelia. Une fois arrivée, tout était normal, désespérément normal. Je me dirigeais alors vers les salles de langue pour y suivre mon cours d'anglais habituel. Malgré les évènements de hier soir, je savais que je désirais la revoir, que l'envie qu'elle m'avait alors procuré, je voulais le ressentir à nouveau. Je voulais pouvoir replonger mes yeux dans son regard, pour m'y perdre encore une fois. Après que la cloche eut retenti une seconde fois, j'avais compris qu'elle ne viendrait. Nous ne partagions pas les mêmes options, ce qui en soit, n'était pas plus mal. Qu'elle était cette envie de jouer avec le feu ? Ce désir de braver l'interdit de ma mère ? Je n'en avais pas la moindre idée. Les cours de la matinée passé - sans avoir partagé le moindre cours avec Ashelia - je me dirigeais vers la cantine pour y refaire le même perpétuel calvaire. Une fois placée à la table où je m'asseyais habituellement, je me mis à manger mon repas. Je commençais à manger quand soudain quelqu'un vint vers moi. En relevant la tête, je vis que c'était elle, c'était Ashelia. Elle me demanda si elle pouvait manger avec moi, vu qu'elle ne connaissait encore personne. Je ne puis me résoudre à refuser. Je lui répondis qu'elle faisait ce que bon lui semblait pour ne pas laissé paraître ma joie, non approprié à la situation. Tout le monde nous regardaient, même en y étant habituée, cette fois ci c'était différent. Je n'étais pas la seule à être observée, Ashelia l'était également. Les gens devaient sans doute se demander pourquoi elle mangeait avec moi, ce qui je l'avoue, était un mystère pour moi aussi. Elle aurait très bien put déjeuner avec d'autre élève de la classe. Nous nous regardions entre deux bouchés de raviolis puis elle commença à parler :
- Pourquoi tout le monde nous regarde comme ça ?
- C'est parce que tu manges avec moi.
- Comment ça ?
- C'est parce que tu es nouvelle ici que tu ne sais pas.
- Bah expliques moi alors.
- Pour les gens dans cette école, je suis un phénomène de foire. Ils ne cessent de me regarder, tous, à cause de mon apparence, et de toutes les rumeurs qui courent à mon sujet.
- Et alors ? Qu'est ce que ça peut bien faire ? Il ne faut pas s'arrêter aux apparences.
- Et bien ici, tu es certainement la seule à penser ça.
- Je trouve ça ridicule d'écarter quelqu'un comme ça sous prétexte qu'il a un physique un peu différent du notre.
- En voilà des belles paroles, mais ne croit pas que c'est simplement pour ça que je suis seule, c'est également mon choix. Je n'aime pas ces gens, je n'aime pas les humains en général. Ce n'est pas la peine de sympathiser avec moi, ça n'apportera rien. Maintenant si tu veux bien m'excuser, j'ai terminé de manger.
____ Sans lui laisser le temps de répondre je partis déposer mon plateau pour finir dans la cour, à écouter de la musique assise sur un banc en griffonnant quelque mot dans un cahier. Il fallait retourner en cours peu de temps après, ce que je fis sans grande conviction. Le premier cours de l'après midi était un cours de mathématique. Comme je le pensais elle se trouvait devant la salle. Une fois le cours commencé, je pris mes notes habituelles en remarquant que parfois, elle se retournait pour m'adresser un regard curieux, qu'elle détournait dès que mes yeux venaient à croiser les siens. Nous jouâmes à ce petit jeu - si on peut appeler ça ainsi - tout l'après midi. Pour la dernière heure de cours le professeur d'histoire était absent. En me dirigeant vers l'arrêt de bus, je vis qu'elle était déjà là, ne voulant pas attendre le bus avec elle je rebroussais chemin pour me diriger vers l'ancienne gare de train où j'aimais aller quand j'avais besoin de réfléchir.

Les pensées de l'homme sont chaotiques, à chaque instant de sa vie, mais parfois, les troubles sont plus importants. Quand une chose étrange nous arrive, ou que des changements s'opèrent. Nous ne savons pas toujours quoi faire, alors on improvise, en espérant faire de notre mieux, mais parfois, on ne réussis pas forcement à prendre la bonne décision...

___________________________

Music : All my little words !

# Posté le jeudi 21 août 2008 19:42

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 14:03

Chapitre 5

Chapitre 5
____ En rentrant chez moi je vis la voiture de mon père devant le garage, ma mère lui avait probablement demandé de revenir en urgence à cause de la soirée d'hier. Je me dirigeais directement dans le salon, sachant que mes parents voudraient me parler. J'étais à peine arrivée que mon père me demandait déjà de m'asseoir et de lui raconter en détails ce qui c'était passé. Il m'écouta sans perdre une miette de ce que je disais, mais quand je vins au changement de couleur de mes yeux, il ne resta pas de marbre. Il était inquiet, presque paniqué. Après avoir terminé mon récit il pris directement la parole :

- Tu es bien sure de ce que tu dis Jennifer ? Tes yeux étaient vraiment pourpres, tu en es certaine ?
- Oui j'en suis sure, et même certaine. Entre le vert habituel de mes yeux, et la couleur que j'ai vue, il y avait une grande différence.
Il se retourna vers ma mère avec un regard anormalement inquiet, je ne l'avais jamais vu dans cet état. Son inquiétude commençait à se faire sentir en moi aussi.
- Tu vas me dire se qu'il vous arrive oui ?
- Jenny... me répondit-il, cette fille cette ... Ashelia, c'est ton « Emvile ».
- Pardon ? Lui répondis-je sans avoir compris un traître mot de ce qu'il me racontait.
- Pour les humains c'est une sorte « d'âme s½ur », sauf que dans les conditions présentes, le lien qui vous uni est beaucoup plus fort que ça. Imaginons que l'une de vous déménage, et bien l'autre sera inévitablement conduite à la rejoindre, d'une façon ou d'une autre.
- Mais le terme « âme s½ur » est lié a l'amour non ?
- En effet, mais pour le Emvile, c'est un peu différent.
- Mais expliques toi à la fin !
- Tu te souviens de cette envie incontrôlable de sang ?
- Oui...
- Et bien c'est ça qui différencie les deux termes, trouver son Emvile est très rare pour un vampire, il n'y a pas eu ce genre de chose depuis des siècles dans notre communauté.
- Mais que vas t'il se passer alors ?
- Je sais simplement que quoi que tu fasses, maintenant que tu as trouvé ton Emvile, tu ne pourras plus t'en séparer, à moins que l'une d'entre vous ne meure.

____ Je ne savais plus quoi répondre. Cette histoire abracadabrante tournait et retournait dans mon cerveau déjà chamboulé par ces envies étranges. Mes pensées étaient troublées, je n'arrivais plus à prononcer un seul mot. J'étais perdue, complètement perdue. Sans rien dire, je partie dans ma chambre, pour pouvoir réfléchir calmement à tout ce que mon père venait de me dire. Je tournais en rond, regardant par la fenêtre toute les trente secondes, en me demandant ce qu'elle faisait, ce qu'il allait se passer, et plein d'autre chose encore. Ne pouvant pas supporter d'être enfermée, je pris mon manteau et mon écharpe pour me diriger vers cette gare abandonnée. En me voyant sur le point de sortir, mes parents m'arrêtèrent pour me demander ce que j'avais l'intention de faire. Je leurs expliquais que je n'en pouvais plus de tourner en rond dans ma chambre en pensant à toutes ces nouvelles choses et que je devais m'aérer un peu. Ma mère essayait de m'en dissuader, mais mon père lui n'y voyait aucune objection. Je sortie alors en espérant ne pas croiser Ashelia, mon... « Emvile ». Je ne voulais pas me résoudre à ça, mais si mon père m'avait dis ça, c'était bien parce que c'était vrai non ? Pourquoi serais-je la seule à qui cela arrive ? Qu'ai-je donc de plus que les autres ? Qui plus est, je ne suis qu'à moitié vampire... Je ne comprends pas, je ne comprends vraiment pas... Je continuais ainsi tout le long du trajet, la tête remplie d'innombrables questions. Une fois arrivée, je m'asseyais sur un rebord en pierre pour regardais au loin, pour cesser de me poser tant de question, pour oublier. Mais rien n'y faisait, je ne pouvais pas me sortir son visage de l'esprit, je ne pouvais arrêter de me poser toutes ces questions. Alors fautes de pouvoirs oublier, j'avais décidé d'essayer d'y répondre, et de faire avec. En reprenant au commencement, encore une fois, je me dis que je n'avais pas grand chose à faire, je ne peux pas la fuir, alors pourquoi ne pas me rapprocher d'elle ?

_________________________

music : Matthew Perryman Jones - Save You

# Posté le jeudi 21 août 2008 20:21

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 14:08

Chapitre 6

Chapitre 6

____ En voyant que le soleil commençait à se coucher je repris la direction de chez moi, un peu plus sure de moi même. Sur le chemin du retour, juste en arrivant devant chez moi je vis Ashelia. Mon c½ur se mit à battre plus fort, plus rapidement, il aurait sans doute pu exploser à ce moment là. Quand nous nous vîmes l'une l'autre, nous eûmes la même réaction, nous nous étions toutes deux arrêtées. Nous nous trouvions l'une en face de l'autre, nous restâmes ainsi un bon moment. Ma réaction à moi était justifié mais pourquoi réagissait elle de la même façon ? J'étais sortie pour chercher des réponses, et finalement je me retrouvais avec d'autres questions encore. Ayant décidé de ne pas la fuir, chose inutile d'après mon père, j'engageait la conversation :
- Bonsoir, ça va ?
- Euh oui, oui, et toi ?
- Oui ça peut aller, qu'est ce que tu fais dehors à cette heure ?
- Je pourrais te poser la même question non ?
- Oui c'est vrai, répondis-je en laissant échapper un rire
- Oh, c'est la première fois.
- Quoi donc ?
- Que je te vois sourire. Tu ne devrais pas cacher un si beau sourire sous des traits aussi fermé...
____ Je ne savais plus quoi dire. C'était la première à me dire ça, la première que je croyais sincère, la première à me toucher. N'ayant plus réellement d'idée de conversation je repris la question à laquelle elle n'avait pas répondu :
- Alors pourquoi es tu dehors à cette heure là ?
- Je dois aller faire des courses, mais je ne sais pas exactement où se trouve le supermarché ni si il est encore ouvert...
- Oh ne t'inquiète pas pour ça, le supermarché d'ici ne ferme pas avant 22h, mais si tu veux je peux t'y accompagner, comme ça tu sauras où il se trouve.
- Ça serait avec plaisir, merci beaucoup.
Nous prîmes alors le chemin du magasin, je m'étonnais un peu de lui avoir proposer ça, mais c'était une bonne chose, ça allait me permettre d'éclaircir quelques points sombres.
- Dis moi...
- Oui ?
- Tout à l'heure quand on s'est croisé, pourquoi t'es tu arrêtée et restée sans bouger, ni dire un mot ?
- Pour tout te dire, je me le demande aussi... Je ne sais pas, mais quand je suis en ta présence je ne suis pas vraiment moi-même, généralement je suis beaucoup plus réservée, je ne serais sans doute pas en train de te parler de la sorte d'ailleurs. Je sais ça peut paraître bizarre de dire ça ... Ne fait pas attention, oublies...
- Nan ce n'est pas bizarre, il y a bien pire que ça crois moi, et je peux comprendre, ça me fait la même chose à moi aussi.
- Vraiment ?
- Oui, en quelque sorte.
- Mais il y a une question qui me tracasse, ça ne te dérange pas si je te la pose ?
- Nan vas y je t'en pris, au point où nous en sommes.
- Pourquoi restes tu toute seule au lycée ? Tu es jolie, assez grande, tu as un style bien à toi, les gens aiment côtoyer ce genre de personne généralement nan ?
- Oui tu as raison c'est vrai, les gens aiment ça, mais c'est quelque chose de compliqué, je suis désolé je n'ai pas vraiment envie d'en parler...
- Très bien je comprends ne t'inquiète pas, mais je serais là si un jour tu changes d'avis ne l'oublie pas.

____ Par chance le sujet s'arrêta là, nous étions arrivées. Nous fîmes ses courses ensemble, sans vraiment parler de grand-chose, la curiosité n'est pas mon point fort. Elle me parlait de son ancien lycée, sans vraiment détailler les raisons de son transfère, elle restait assez vague, tout comme moi. Nous passions tranquillement à la caisse, puis nous sortîmes pour enfin retourner chez nous. En regardant l'heure je m'aperçue qu'il se faisait tard, nous avons donc pressé le pas pour ne pas trop tarder. Une fois de retour dans notre rue, nous nous étions arrêtées au milieu de la route, sachant chacune que nous vivions face à face. Il n'y avait pas de grande parole, presque pas de parole du tout d'ailleurs, simplement un regard échangé, un sourire, un « bonsoir »...

D'après [Gilbert Keith Chesterton], « Il y a des désirs qui ne sont pas désirables », et à cet instant, j'étais persuadée que tout était possible. Je recherchais le bonheur à travers le désir. Il n'y en avait pas énormément, elle était la seule. C'était pourtant peut-être déjà trop, c'était une fille formidable, et moi... Je n'étais alors qu'un simple demi être, ne pensant même pas aux conséquences de ses actes.

____________________________
Music : Phenix - Love For Granted

# Posté le jeudi 21 août 2008 21:15

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 14:13

Chapitre 7

Chapitre 7
____ En rentrant chez moi je n'avais plus aucune question en tête, le vide c'était installer. Il ne restait que son visage, son regard, son sourire. Elle avait réussis à remplir la totalité de mes pensées. Mes parents se précipitèrent vers moi pour me questionner sur l'endroit où j'étais, ce que j'avais fait pour rentrer à cette heure-ci. Je ne leurs répondis pas tout de suite. Quelques instants après, je repris mes esprits et expliquais à mes parents pourquoi je ne rentrais que maintenant. Ma mère était paniquée, elle était contre le fait que je la fréquente. Mon père, lui, eu une réaction calme et posé, sans doute plus enclin à comprendre étant lui-même un ancien vampire. Une fois l'interrogatoire terminé je partie dans ma chambre pour me coucher. Une fois dans mon lit, je n'arrivais pas à trouver le sommeil, je revoyais son visage encore et encore. Les heures passèrent et je n'arrivais toujours pas fermer l'½il. Le sommeil me pris d'un coup, et je finis par sombrer dans les bras de Morphée.
Le lendemain en me réveillant, la première chose à laquelle je pensais, c'était elle. Je savais que en me rendant a l'école je la verrais, que nous partagerions le même bus, les mêmes cours, la même classe. Bien que tout ceci me paressais étrange, l'idée d'être avec elle ne m'était pas désagréable, au contraire. Après mettre douché je repartis dans ma chambre pour y récupérer mon sac et mes yeux ne puent s'empêchés de dériver vers la fenêtre. Je m'approchais alors pour regarder la maison d'en face. En examinant la fenêtre du premier étage je l'aperçu. Sans doute était elle en train de préparer son sac quand soudain je la vis s'asseoir sur sont lit, mettre sa tête entre ses mains, et pleurer. La raison de ces larmes m'était inconnu mais pourtant désagréable. C'était la première fois que je me sentais concerné par la tristesse de quelqu'un. Ne pouvant pas supporter de la voir souffrir de la sorte, je sortis de ma chambre pour descendre au salon. Une fois en bas je me sentis de nouveau troublé, je sentais le malaise grandir en moi, ainsi que cette soif incontrôlable, cette soif qui me rongeait de l'intérieur en n'épargnant aucune partie de mon corps. Je me sentais comme brûler de l'intérieur, comme si un feu y avait été fait. Je commençais à voir de nouveau trouble, je me sentais sombrer de nouveau dans ce noir, dans cette partie de moi que je ne connaissais pas. Par chance mon père vu que je commençais à faillir, que mes jambes tremblaient et ne supportaient plus le poids de mon corps. Il me soutenu jusqu'au canapé pour m'y déposer lentement afin de ne pas me brusquer. Je n'avais pas encore perdu connaissance, j'étais à la fois ici et ailleurs. J'entendais une voie me parler, sans doute la sienne, mais je ne comprenais pas se qu'il disait. J'étais bien trop perdu dans cette autre partie de moi pour comprendre quoi que ce soit. Je me battais pour ne pas totalement perdre le contrôle de moi-même. Je sentais que quelque chose grandissait en moi, un désir tellement grand que j'en étais effrayé. Je la désirait elle, je désirais son corps, son sang. En essayant de garder le contrôle de moi-même les paroles de mon père se furent de nouveau entendre mais plus clairement cette fois :

- Jennifer ! Jennifer répond moi ! Jenny !

____
J'entendais se qu'il disait avec distinction mais je ne m'étais pas encore suffisamment remise pour pourvoir lui répondre. Je me redressais doucement, la tête me tournait encore. Une fois assise je pus répondre à mon père que ça allait et qu'il n'avait plus à s'en faire. Je me relevais, partis en direction de la cuisine, mangea rapidement quelque chose et sorti de la maison. Elle n'était pas là, c'était sans doute mieux ainsi. Je me dirigeais vers l'arrêt de bus quand j'entendis quelqu'un courir derrière moi. Je me retournais discrètement et je vis que c'était elle. En me voyant me retourner elle arrêta de courir et vint me rejoindre, légèrement essoufflé. Une fois devant moi elle repris rapidement son souffle en laissant échapper un léger sourire que je savais faux. Elle dut sans doute voir que je n'allais pas au mieux de ma forme car elle commença à me poser des questions :

- Qu'est ce qu'il y a ? Ca ne va pas ? Tu as des problèmes ?
- Nan pourquoi voudrais que j'aille mal ?
- Tu as un visage froid et en sueur, tu es vraiment sur que tout va bien ?
- Ne t'inquiète pas il y a déjà eu pire.
Pas réellement convaincu par ma réponse, elle continuait à me fixer avec ses magnifiques yeux. Nous sommes resté ainsi pendant quelque minute avant qu'elle n'approche une main de mon visage pour éloigner une mèche de mes cheveux.
- Pourquoi cache tu tes yeux ainsi ? Tu devrais au contraire les montrer, ils sont si beaux...

____ Je recommençais à me sentir mal, mais cette fois ma vue ne fut pas troublée, elle fut attirée par son cou. Sentant cette envie de sang de nouveau grandir en moi, je détournais le regard et repris la direction du bus. Elle m'emboîtait le pas, sans un mot. J'avais sans doute dut la froisser, bien que mon intention n'y était, parce que nous ne nous étions plus adressé la parole durant le reste de la journée. Au dernier cours, l'heure de vie de classe comme ils appellent ça, le professeur nous rappela que les vacances étaient proches, plus que quelques jours avant de quitter ce lycée pendant deux semaines. En sortant des bâtiments le froid se faisait ressentir, on s'entait que noël n'était pas loin. Une fois rentré je me m'y a repenser à se qui était arrivé le matin même, à ce geste, à cette envie, à elle.

_____________________________

Music : The Good Luck Joes - Frozen

# Posté le vendredi 22 août 2008 13:10

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 14:17

Chapitre 8

Chapitre 8

____Les jours s'enchaînèrent les uns à la suite des autres sans être très palpitant. Chaque jour c'était la même chose : je voyait Ashelia face à moi et je me sentais gêné de la réaction que j'avais eux ce fameux matin. Très vite une semaine passa, les vacances n'étaient plus qu'à quelques jours de là, sans que l'une d'entre nous n'oses vraiment adresser la parole a l'autre. Ashelia était beaucoup apprécié parmi les autres élèves, se qui ne la forçait donc pas à revenir vers moi... Ce n'était pas à elle de le faire, c'était à moi de revenir vers elle... Après avoir longuement réfléchi je pris la décision d'aller lui parler, chose plus facile à dire qu'à faire, car le seul moment où je pouvais l'approcher c'était sur le chemin du retour. Une fois la journée terminé je pris mon courage à deux mains et partis lui adresser la parole :

- Ashelia...
- Oui ?
- Je ... Je suis désolé pour l'autre fois...
- Tu n'as pas a t'excuser, c'est moi qui aurais du le faire, je n'aurais pas du faire ce geste sans doute déplacé ...
- Nan ce n'est pas ça la raison de ma soudaine prise de distance à ton égard...
- Qu'elle en est la raison alors ?
Je ne pouvais pas lui dire que j'étais un vampire et que je désirais sont corps ainsi que son sang. Je ne savais pas quoi inventer pour cacher la vérité, je gardais alors le silence.
- Très bien j'ai compris, ça ne fait rien si tu ne t'intéresse pas à moi, tu me l'avais bien dit de toute façon : tu n'aime pas les humains...
J'étais pétrifié, je ne pouvais plus rien dire ni faire, je sentais quelque chose briser en moi en la voyant partir. La panique c'était emparé de moi, je ne savais pas quoi faire...
- Ashelia attend ! Lui dis je sur un ton désespéré. Elle se retourna légèrement pour écouter se que j'avais à lui dire. C'est vrai je t'ai dis ne pas aimer les humains mais en réalité c'est dû à de douloureux souvenirs que j'ai enfoui au fond de moi... Je suis toujours resté seule depuis lors. Tu es la première à venir vers moi, à voir plus loin que les apparences... Je suis vraiment désolé...
- Nan ne le sois pas, ce n'est pas grave, on a tous des souvenirs qu'on voudrais pouvoir oublier, crois moi je sais de quoi je parle.
- Merci ...

____Pas plus curieuse l'une que l'autre, nous arrêtâmes cette conversation là pour laisser place à d'autre parole beaucoup légère et inutile. Le chemin du retour se fit rapide, trop rapide. Nous nous étions quitté sans plus de au revoir que nécessaire, nous nous reverrions le lendemain. La dernière semaine avant les vacances passa très vite, les jours se suivirent sans vraiment se ressembler, nous nous étions rapproché. Nous venions au lycée ensemble, durant les cours nous nous échangions des sourires discrets et une fois la journée terminée nous rentions également ensemble. Nous apprîmes à mieux nous connaître, nous parlions de tout et de rien, de nos goûts, de nos envies, de nos ambitions futur. Je l'avais même emmené dans cette gare abandonnée où j'aimais réfléchir. Nous nous rendions dans cette endroit assez souvent, dès que nous avions du temps libre enfaîte. Pendant nos discutions, elle me dit qu'elle devait partir voir de la famille pendant ces vacances. Elle retournait là où elle habitait avant d'arriver ici. Cette nouvelle ne me fit pas grand mal sur le moment, mais une fois que nous nous étions quitté je commencé à y repenser mais sans vraiment me torturer. Nous étions enfin vendredi, c'était le dernier jour d'école, le dernier jour de cours de cette année. Chaque professeur nous disait la même chose. Ils nous disaient qu'il fallait réviser et bien apprendre le contenue de nos cahiers, rien de bien intéressant. La journée enfin terminé, tous les élèves se précipitèrent vers la sortie, nous étions enfin en vacance ! Pour ce dernier jours Ashelia et moi restâmes un peu plus longtemps dehors afin de parler comme toujours. Nous marchâmes un long moment pour finir par nous assoires sur un banc dans un parc. Une fois assises je me permis d'engager la conversation la première :
- Il y a une question qui me tourmente depuis que nous nous connaissons : pourquoi est tu venus habiter cette petite ville perdu ?
- C'est un peu compliqué à vrai dire...
- Je t'écoute vas y ne t'inquiète pas.
- Et bien en vérité dans mon ancienne école où j'étais en internat, il y eu des rumeurs comme quoi j'avais une attirance particulière pour les filles qui commença à circuler. Je me fichais un peu de se que les gens pouvaient dire, mais pas mes parents. Bien que loin de moi ils eurent vent de cette rumeur et décidèrent de me ramener avec eux dans cette ville...
- Et cette rumeur était fondée ?
- Pas vraiment non.
- Ah.
- Et si j'avais répondu oui, qu'est ce que ça t'aurait fait ?
- Rien de bien particulier, qu'une personne aime les hommes où les femmes cela m'importe peu, je n'ai pas à juger et puis comme on dit « l'amour ne se contrôle pas ».

____Sans me répondre elle se leva et changea de sujet, je n'insistais pas, j'avais eu se que je voulais, pas besoin d'en rajouter. Sur le chemin du retour nous reprîmes nos conversations habituelles. Une fois revenue nous nous sommes dit au revoir normal, ou presque. Ashelia me regarda fixement, se rapprocha doucement de moi, elle dégagea les cheveux de mon visage comme elle aimait tant le faire, mais cette fois ci c'était différent. Cette fois elle n'avait pas le même regard. Elle rapprocha peu à peu son visage du mieux pour y déposer un léger baiser sur ma joue froide. En revenant à son emplacement initiale je pus déceler de la gêne dans son regard. Elle tournis alors les talons pour rentrer chez elle en se retournant une dernière fois vers moi pour me faire cadeau de son sourire en coin habituel, sans doute parce que nous n'allions plus nous revoirs pendant deux semaines...

_____________________
Music : The Good Luck Joes - Middle Of Me

# Posté le vendredi 22 août 2008 20:39

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 14:24